Témoignages

Par Stéphane, Paris, le 15/01/2019

 

J'ai quarante ans. Je pratique assidument le zen, soit la posture assise immobile en demi-lotus (zazen), chaque jour au dojo et lors de sesshins (retraites itinérantes), soit jusqu'à plus de sept heures par jour. J'ai depuis mes seize ans toujours souffert du dos.

 

C'est en sesshin qu'un codisiple allemand me fait découvrir le rolfing pour détendre ce dernier qui était sur le point de se bloquer. Il m'a alors ouvert la poitrine comme jamais je ne l'ai ressenti ; le résultat était tellement flagrant, jouissif et général (corps, émotionnel, esprit), que le rolfing m'a apparu comme une méthode très puissante.

De retour à Paris, je m'engage dans le protocole de rolfing avec l'espoir d'éradiquer mes douleurs récurrentes, mais aussi avec beaucoup de curiosité, si ce n'est mystique, psychédélique.

 

Le rolfing m'a procuré :

- redressement et symétrisation de la posture,

- assouplissement de tout le corps,

- révolution de la perception corporelle,

- sensibilisation aux signaux corporels de déséquilibre et de danger,

- sensibilisation à la terre et à l'environnement,

- détente de la respiration.

 

Bref, tout ce que la pratique zen enseigne aux débutants et autour duquel je me plaignais de ne pas réellement profiter, ou très péniblement voire dangereusement (bien qu'ayant commencé le zazen il y a un peu plus de quinze ans, non seulement je risquais toujours des douleurs handicapantes, mais pire le zazen m'apparaissait bien trop volontaire pour être juste).

Le rolfing m'a tout bonnement débloqué de la tête aux pieds. Avant mon corps fonctionnait comme en vase clos, contre les objets extérieurs voire contre ses propres parties.

 

Je tiens l'efficacité du rolfing au fait que c'est un apprentissage, un travail de ré-appropriation du corps, à l'aide du praticien qui indique directement à notre unique fascia omniprésent, un des principes humains fondamentaux : l'équilibre corporel basé sur la gravité. Même faiblement acquis, le corps comprends l'économie, s'y appuie tout seul inconsciemment, quelquefois consciemment. J'ai apprécié les exercices à faire à la maison, ça responsabilise et amène à l'autonomie. J'imagine volontiers la nécessité de refaire une séance de temps en temps pour approfondir et corriger le travail.

 

Le rolfing n'est pas pour autant une panacée. Je vois maintenant d'autant plus clairement mes autres besoins comme celui d'agir en relation avec l'environnement et les autres le plus possible, d'une manière ou d'une autre, afin que cette énergie verticale personnelle ne stagne et ne se bloque à quelque niveau que ce soit. 

Le rolfing est un précieux allié pour la vie, unique en son domaine, travaillant parfaitement de concert avec d'autres thérapies/pratiques/disciplines.

 

Bien que le rolfing dépasse donc selon moi le cadre thérapeutique de douleurs, il reste une excellente méthode de correction posturale pour tout un chacun : durable et globale (comparativement aux ostéopathies crânienne et étiopathique), rapide et simple (comparativement à la méthode Mézières), personnalisée (comparativement au chi qong). Je le recommande volontiers à toute personne de mon entourage qui se plaint de douleurs corporelles, qu'elles soient liées à une mauvaise ergonomie, à une forte sollicitation de son corps (travail, sport), à une somatisation ou à une déformation organique.

© 2016 par Marie Rousseaux. Créé avec Wix.com

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